Quelles sont les professions qui ont du mal à obtenir un crédit immobilier ?

Quelles sont les professions qui ont du mal à obtenir un crédit immobilier ?Quelles sont les professions qui ont du mal à obtenir un crédit immobilier ?

Conséquence de la crise sanitaire, le prêt immobilier est aujourd’hui moins accessible à certains métiers jugés à risque, tels que l’hôtellerie-restauration, l’aérien et l’événementiel.

Face au crédit immobilier, toutes les professions ne sont pas sur le même pied d’égalité. Si cet état de fait ne date pas d’hier – les banques ont toujours fait attention aux métiers à risque en matière de prêt immobilier –, il tend à s’aggraver avec la pandémie de Covid-19.

De la crise sanitaire à la crise économique

Car, dans le sillon de cette crise sanitaire sans précédent, c’est une autre crise, de nature économique cette fois-ci, qui se profile à l’horizon, avec des faillites et des licenciements qui s’annoncent massifs. En France, le taux de chômage pourrait même atteindre 12 % en 2021, selon certains prévisionnistes. Parmi les secteurs d’activité les plus touchés, on trouve l’hôtellerie-restauration, le tourisme, le transport aérien, l’industrie aéronautique, l’automobile, l’événementiel, ou encore la culture. Autrement dit, des pans entiers de notre économie.

Les nouveaux métiers à risque

Dans ce contexte, les banques étudieraient d’encore plus près l’employabilité de leurs clients, c’est-à-dire leur aptitude à trouver et à conserver un emploi. Conséquence : le prêt immobilier serait plus difficilement accessible à ces métiers en crise, jugés à risque, voire même à certains salariés en chômage partiel. C’est ce que semblent constater des courtiers, selon lesquels certains établissements bancaires refuseraient automatiquement les demandes de crédit immobilier des salariés issus de l’hôtellerie-restauration, du secteur aérien et de l’événementiel.

Pour ces professions, cela ressemble fort à une triple peine. En effet, cette difficulté intervient alors même que les conditions d’emprunt ont été renforcées dans le pays, et que le taux d’usure est au plus bas.

Des conditions d’emprunt renforcées

S’agissant des conditions d’emprunt, les banques suivent à la lettre les recommandations émises par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), fin 2019. À savoir, un taux d’endettement qui n’excède pas 33 %, et une durée du crédit immobilier qui ne dépasse pas 25 ans. Avec de tels critères, le nombre de dossiers refusé a fait, comme on pouvait s’y attendre, un bond depuis le début de l’année.

Un taux d’usure au plus bas

S’ajoute à cela un taux d’usure ou taux annuel effectif global (TAEG) particulièrement bas pour les emprunts immobiliers. Ce taux est celui que les banques ne doivent pas dépasser pour pouvoir octroyer un crédit. Il tient compte de tous les frais, taxes, commissions et rémunérations supportés par l’emprunteur et connus de la banque : intérêts d’emprunt, frais de dossier, frais payés aux intermédiaires, coûts d’assurance et de garanties obligatoires, etc.

Seul rayon de soleil pour les emprunteurs : la reprise de la baisse des taux de crédit immobilier en juin. Malheureusement, elle ne devrait pas profiter aux métiers considérés comme à risque par les banques.

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